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2012-01-24

Jésus n'Est pas Un Chrétien

Attention, cet article appartient à la section 'Éveil' de ce blog. Si vous n’avez encore jamais pris connaissance du type de son contenu, je vous suggère de prendre d’abord lecture du message de ladite section avant la lecture de cet article. Si vous craignez d’être perturbé par son contenu, je vous en prie NE LISEZ PAS cet article. Si vous décidez de lire cet article, vous le décidez de votre plein gré.


Est-il correct de voir en Ésu/Jésus un homme religieux? Est-il raisonné de le lier à une seule religion, la religion chrétienne? De l’analyse de l’ensemble de mes connaissances issues de la bible et autres sources, il serait faux à bien d’égards de dire que Jésus a vécu dans une perspective religieuse. Sans doute, une raison majeure pour laquelle la dimension de Jésus ne peut être bien saisie est le fait de le voir sous un point de vue religieux.

Sens et valeur de l’œuvre de Jésus

Essayons en toute honnêteté de nous débarrasser de toute passion, de tout fanatisme pour bien constater que le legs reçu de Jésus n’est pas une religion. Jésus n’a pas créé de religion et il n’a pas pu transmettre à l’humanité une religion qu’il n’a pas créée. La religion chrétienne a été créée par d’autres personnes que Jésus lui-même.

Alors qu’une religion est fondamentalement et rigoureusement caractérisée par des dogmes et doctrines qui asservissent les peuples, Jésus a donné un enseignement de nature à libérer l’Homme, à le délivrer de ce qui l’empêche d’accéder à une élévation spirituelle. Jésus n’a pas eu une vie religieuse faite de rites particuliers dictés par une doctrine particulière; il avait plutôt une vie spirituelle faite de Joie, de Lumière, d’Amour INCONDITIONNEL, de Vérité.

Maison de DIEU et peuple de DIEU

D’après ma compréhension actuelle à son sujet, Jésus n’était pas un féru assidu d’église à la manière de ceux pour qui l’église revêt le sens de "la maison de DIEU". Une importante caractéristique de Jésus est l’adresse aux foules. Jésus aimait beaucoup s’adresser aux foules et il n’hésitait pas à aller vers les foules partout où elles se trouvaient. C’est ainsi qu’il se rendait dans les églises dans le but de s’adresser à elles comme aujourd’hui un orateur se rend dans une salle de conférence pour s’adresser à une audience.

Il n’y a pas un lieu défini comme le lieu de résidence par excellence de DIEU. DIEU n’a pas de maison en tant que tel; DIEU est partout et partout est "la maison de DIEU". De même le peuple de DIEU est partout. Mais il est curieux que pour ceux qui se réclament de Jésus, l’église est la seule maison de DIEU. Et pour eux on ne doit par exemple pas aller dans un night-club (ou boîte de nuit) sous prétexte que c’est un lieu satanique où DIEU ne se trouverait pas. À leur sens le peuple de DIEU, c’est ceux qui fréquentent les églises. Si vous ne fréquentez pas une église alors vous ne faites pas partie du peuple de DIEU. Je trouve ça très réducteur.

On m’a conté l’histoire d’un homme pour lequel l’église aurait refusé de faire des obsèques parce qu’il n’allait pas à l’église de son vivant. Mais où se trouve l’Amour (Inconditionnel) du prochain que Jésus pratiquait?

Périmètre et destinataires de l’œuvre de Jésus

Jésus ne s’adressait pas à une catégorie particulière de personnes quand il était sur Terre. Il était là pour tout le monde sans distinction de croyances et il n’avait aucune réserve envers tel ou tel autre. Il est connu que Jésus fréquentait et apportait sa lumière aussi bien aux gens appelés païens qu’aux autres, ce que les hommes d’église lui reprochaient car eux ils faisaient une différence entre eux et ceux qu’on qualifiait de païens. L’intérêt que Jésus montrait à ces païens est une preuve qu’il n’était pas là pour une catégorie déterminée de personnes à considérer comme chrétiens.

On n’a pas besoin d’appartenir à la religion chrétienne avant de s’intéresser à Jésus, de se l’approprier et de le prendre comme modèle de vie. On le sait: l’islam reconnaît Ésu/Jésus, (nabi) Issa, salallahu 'aleyhi wa salam, et son œuvre. Les bouddhistes aussi le reconnaissent. On voit donc qu’il y a une acceptation et une ouverture de ces gens à l’égard de Jésus. Mais on ne peut pas en dire autant des chrétiens hostiles aux prophètes des autres religions. Chez les musulmans on peut, si on veut, avoir recours à Issa pour ceci ou cela. Rien n’empêche un musulman de le faire et point n’est besoin d’aller le chanter sur la place du marché. Ça fait d’ailleurs un plus car non seulement on a Mahomet, salallahu 'aleyhi wa salam, mais on peut aussi faire appel à Jésus. Qui dit mieux?

Jésus n’est donc pas la propriété d’une religion donnée à laquelle il serait réservé.

Jésus-Christ, Maître Spirituel

Il est à rappeler que Jésus n’a pas enseigné de doctrines religieuses. Il s’en était même démarqué dans des expressions verbales et comportementales malheureusement absentes de la religion chrétienne. En conséquence Jésus n’est pas un chrétien; en tout cas le Jésus que je connais (bien différent du Jésus connu de la majorité des gens) n’est pas un chrétien.
Il apparaît que le titre de l'article (aussi bien que le contenu) est assez choquant mais il a moins l'objectif d'infirmer l'appartenance de Jésus à la religion chrétienne que de faire comprendre que la grandeur (l'aura) de Jésus dépasse largement et de loin le cadre restreint de la religion chrétienne. J'ai d'ailleurs pour habitude de dire la même chose de Bouddha et de Mahomet; à savoir que Bouddha n'est pas un bouddhiste et Mahomet n'est pas un musulman. Ce sont tous des êtres hautement spirituels.

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2012-01-16

La Fausse Appartenance Religieuse des Prénoms

Attention, cet article appartient à la section 'Éveil' de ce blog. Si vous n’avez encore jamais pris connaissance du type de son contenu, je vous suggère de prendre d’abord lecture du message de ladite section avant la lecture de cet article. Si vous craignez d’être perturbé par son contenu, je vous en prie NE LISEZ PAS cet article. Si vous décidez de lire cet article, vous le décidez de votre plein gré.

Pour s’appeler et se référer les uns aux autres les hommes ont commencé par utiliser un nom/prénom. La structure et la fonction a évolué avec le temps dans l’identification à l’état civil. D’un nom/prénom les civilisations sont passées à un système à deux, trois ou plus, noms et prénoms. D’un point de vue fonctionnel le nom et le prénom revêtent une même valeur; l’un au niveau de l’unité qu’est l’individu, l’autre au niveau de l’ensemble qu’est la famille. Ceci dit, le sujet de cet article se rapporte aux prénoms et précisément à leur prétendue appartenance religieuse. Aussi, ce qui est vrai pour le prénom est probablement vrai pour le nom; un nom comme Martin ou Ali pouvant servir de nom ou de prénom.

L’étiquetage religieux

C’est une curiosité venant de mon entourage qui m’a amené à m’intéresser au sujet de l’appartenance religieuse des prénoms. La première connaissance éclairante qui en résulte est que les prénoms existaient et étaient utilisés depuis bien avant l’avènement des religions révélées. Ce qui se révèle aberrant à la lumière de cette seule connaissance c’est qu’on puisse nous parler de prénoms chrétiens ou musulmans ou animistes aujourd’hui. Avec l’avènement des religions et alors même que DIEU le Créateur n’a pas créé ses fils avec une quelconque idée de différenciation et de séparation entre eux, le désir maladif de catégorisation et de distinction des uns par rapport aux autres nous a amené à associer les prénoms à des religions.

Il y a un certain esprit qui a toujours animé certaines personnes qui cherchent à coûte que coûte ranger les choses de la vie dans une religion ou une autre. Le résultat est un étiquetage systématique. Ce genre de choses explique le fanatisme qu’on observe dans le monde, fanatisme qui pour moi est synonyme d’intolérance, de refus d’acceptation et de non-ouverture.

Les investigations m’ont indiqué qu’au départ les prénoms ont une provenance ethnique, raciale, coutumière. Ainsi, ce qu’il y avait, ce sont des prénoms d’origine romaine, grecque, nubienne, perse, etc. qui tirent leur vrai sens de cette provenance.

Des prénoms comme Ismaël et Leïla pour ne citer que ceux-là existaient avant la religion musulmane et aussi avant la religion chrétienne. Les attacher à une religion plutôt qu’à une autre est trompeur.

Il est hors de question de réfuter que la croyance en DIEU remonte à l’origine du monde et qu’il y avait des pratiques traditionnelles liées à l’adoration de DIEU mais l’association des prénoms est arrivée avec les religions révélées. Le sens dans lequel le monde a alors été orienté fait aujourd’hui que la personne musulmane se sent obligée d’avoir un prénom considéré comme musulman et d’en affecter un à sa succession.

Le triste cas africain

En Afrique où l’homme blanc a procédé à un lavage de cerveau au point de complexer l’Africain et de lui faire rejeter sa propre culture, cette idée de prénoms religieux a amené les Africains (surtout en milieu francophone) à délaisser et même abhorrer les prénoms africains à la faveur des prénoms de l’occident car les prénoms africains sont des prénoms d’athées, d’animistes, d’incroyants, de fétichistes, de barbares et que sais-je; tandis que les prénoms venus d’ailleurs sont considérés comme des "prénoms donnés devant DIEU".

Avant de continuer, il me plaît de faire un aveu au passage: je m’incline vraiment devant le lavage de cerveau fait par l’homme blanc à nos ancêtres; les effets sont encore visibles et palpables. C’est un travail on ne peut plus propre, sur toute la ligne. Et je reste en toute sincérité admiratif devant ce travail; c’est trop fort. Je me mets jusque comme ça à penser que si nous aussi on pouvait leur faire la même chose… Mais inutile d’y penser, c’est perdu d’avance.

Pour revenir au sujet qui nous préoccupe, au cours de mes recherches je suis tombé sur d’intéressants et jolis prénoms dioulas, swahilis, bamilékés, zoulous, ashantis, haoussas, etc. véhiculant des idées et valeurs tirées de l’observation et de l’étude de la nature, des faits de la vie, de la culture et de la sagesse africaine car nous avons eu de vrais sages dans le passé, n’en déplaise à quiconque. Cela est honnêtement d’une grande richesse et les ignorer est une honte.

Attention, je ne suis pas en train de militer pour que les Africains abandonnent les prénoms venus d’ailleurs. Si les Africains veulent utiliser des prénoms venus d’ailleurs, libre à eux. Après tout, sinon avant tout nous sommes tous les mêmes. Le monde est un et indivisible. Ce même argument est la raison pour laquelle il faut considérer les prénoms africains au même titre que les autres prénoms. Ce dont l’Africain semble ne pas se rendre compte, c’est que les patronymes sont eux demeurés typiquement africains (sauf pour les descendants d’esclaves), l’homme blanc n’ayant manifestement pas pu créer de nouvelles familles avec des noms de chez lui.

Mot de fin

Cet article vise à libérer ceux qui ont une ouverture d’esprit, de la fausse idée de l’appartenance religieuse des prénoms et à choisir les prénoms de leur choix sans aucune contrainte religieuse. J’ai un ami musulman qui a donné un prénom non reconnu comme prénom musulman à son enfant, le petit ne s’en trouve pas mal. Cela ne lui a surtout pas donné une maladie incurable particulière.


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